Lettre d’information AfriAlliance numéro 2

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Note du coordinateur du projet AfriAlliance

Chère lectrice, cher lecteur,

AfriAlliance a franchi une étape importante au mois de mars : la conférence inaugurale de lancement d'AfriAlliance sur le continent africain. Cette lettre d’information donne un résumé des différentes sessions s’appuyant sur des techniques d’animation interactives et participatives.

La conférence de lancement d’AfriAlliance a été accueillie par le Congrès « LoCS4Africa Water & Climate » 2017 à Ekurhuleni, en Afrique du Sud, dans un esprit commun de partage des connaissances et de collaboration entre les réseaux africains et européens et entre les acteurs dans les domaines de l'eau et du climat. L'événement inauguré lors de la Journée Mondiale de l'Eau 2017, a réuni 400 délégués de 40 pays, dont 40 Maires et 150 représentants de villes, qui ont pu profiter de 3 jours d’interactions. Un grand merci à ceux et celles d'entre vous qui y ont participé!

Comme le projet entre dans sa deuxième année, la conférence a également été une occasion unique pour  les partenaires d'AfriAlliance de collecter des conseils pour adapter et orienter les activités futures du projet : nous aider à mieux soutenir les acteurs africains dans leurs efforts pour faire face aux défis actuels et futurs du changement climatique.

La conférence a aussi marqué le début de la démarche impliquant les acteurs locaux dans l’identification des thèmes du prochain appel aux Groupes d’Action d’AfriAlliance - prévu en 2018, alors restez connecté.

AfriAlliance n’en étant qu’au début, cette conférence a marqué une première étape de l’ensemble des activités prévues au cours des 4 années à venir-  consultez notre lettre d'information complète et  découvrez les prochains événements AfriAlliance en Afrique.

Pour en savoir plus - pour les mises à jour quotidiennes, suivez-nous sur Twitter @AfriAlliance1.

Mes salutations les plus cordiales,

Uta Wehn

AfriAlliance

L’Alliance de l’innovation sur l’eau et le climat entre l’Afrique et l’Europe (AfriAlliance) est un projet de 5 ans, financé par le Programme de Recherche et d'Innovation H2020 de l'Union Européenne. Elle vise à mieux préparer l’Afrique pour faire face aux défis du changement climatique en améliorant l’échange des connaissances et la collaboration entre les acteurs africains et européens.
La réunion de lancement d’AfriAlliance a été organisée à Delft (Pays-Bas) les 2 et 3 mars 2016, au siège de l'UNESCO-IHE. Elle a permis aux partenaires africains et européens d’AfriAlliance de se rencontrer, d'échanger des idées et de planifier en détail la première année du projet. Les 16 partenaires du consortium étaient présents:

  • Partenaires africains : 
    AfWA, ICLEI, GWP, 2iE , WRC, CSIR, RIOB, WASCAL, WaterNet (Partenaire principal responsable du partage des connaissances et du transfert de technologies), AfriWater CoP
  • Partenaires de l’Union Européenne :
    WE&B (Partenaire principal responsable des Groupes d'Action), UNESCO-IHE (Chef de projet et partenaire principal chargé de la gestion du projet), OIEAU (Partenaire principal responsable de l'identification et de l'adéquation entre besoins et solutions innovantes), Akvo, ITC, WssTP, BothEnds

Prochains événements - Rencontrez les partenaires d'AfriAlliance!

La Conférence sur les Grands Lacs Africains « Conservation et développement dans un contexte de changement climatique » (Entebbe, OUGANDA, 2-5 mai 2017)

La contribution d'AfriAlliance à cette conférence internationale portera sur l'organisation d'un troisième atelier intitulé « Les besoins en matière d'innovation sociale dans les domaines de l'eau et du climat : priorités régionales en Afrique ». L'objectif principal de cet événement parallèle est d'identifier une liste de besoins liés aux impacts changements climatiques et enjeux liés à l’eau nécessitant des solutions technologiques et non technologiques. L'atelier rassemblera un public d'environ 20 personnes avec un large éventail de profils (scientifiques, praticiens de la conservation, gestionnaires des ressources, etc.), étant donné la diversité des participants à cette conférence internationale : représentants d'agences gouvernementales chargées de la gestion de l'eau, d’organismes de bassin et d'autres groupes de gestion des bassins des principaux lacs de la région (Lac Albert, Lac Edouard, Lac Kivu, Lac Malawi / Nyasa / Niassa, Lac Tanganyika, Lac Turkana et Lac Victoria), d’agences multilatérales, d’institutions universitaires, d’organismes du secteur privé et d’Organisations Non Gouvernementales (ONG).

La conférence est la première du genre depuis près de vingt ans. L'événement est organisé par « The Nature Conservancy » en partenariat avec le Gouvernement Ougandais et avec le soutien d'une longue liste de partenaires, dont le Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB). Elle vise à faire le lien entre la science et les meilleures pratiques pour élaborer des solutions de conservation et de développement durable de la Région des Grands Lacs africains dans un contexte de changement climatique. La région, qui s’étend sur 850.000 km² d'écosystèmes dont dépendent 50 millions de personnes dans 12 pays, présente une biodiversité d’une grande richesse. Mais elle est également confrontée, dans un contexte de changement climatique, à des défis cruciaux pour la santé de ces lacs et des populations qui y vivent.

Elle abordera les perspectives locales et régionales sur les six thèmes suivants :

  • Impacts du changement climatique, atténuation, adaptation et résilience ;
  • Bénéfices retirés de la biodiversité et services rendus par les écosystèmes ;
  • Gestion durable de la pêche et de l’aquaculture ;
  • Évolution démographique, santé et environnement ;
  • Équilibre entre conservation et développement ;
  • Gouvernance et financement des bassins

Pour plus d’informations sur la conférence, et pour vous inscrire à notre lettre d’information, nous vous invitons à visiter le site de la conférence http://www.greatlakesofafrica.org/ ou à contacter le Dr. Modesta Medard, modesta.medard@tnc.org.

SymposiumWaterNet (Swakopmund, NAMIBIE, 25-27 octobre 2017)

WaterNet, partenaire d’AfriAlliance, tiendra son 18ème symposium annuel du 25 au 27 octobre 2017 à Swakopmund, en Namibie. Celui-ci portera sur le thème « Développement et gestion intégrée des ressources en eau : progrès technologiques innovants pour la sécurité de l'eau en Afrique orientale et australe ». Il sera organisé conjointement par l'Association Internationale des Sciences Hydrologiques (IAHS) et le Ministère de l'Agriculture, de l'Eau et des Forêts de Namibie. Le premier appel à résumés de communications pour l'événement vient d'être envoyé et est disponible sur : http://www.waternetonline.org/download//data/download/00000172/Symposium18-First-Call-for-Abstracts-1.pdf.

D'autres partenaires d'AfriAlliance y participeront et le Groupe d’Action A4A d’AfriAlliance sur les « Aquifères alluviaux africains pour l'agriculture en zones arides », animé par l’Université de Mekelle en Ethiopie, organisera son propre atelier directement après le Symposium.

La 1ère Conférence d'AfriAlliance : un résumé

1ère Conférence d'AfriAlliance (Ekurhuleni, AFRIQUE DU SUD, 22-24 mars 2017)

La 1ère Conférence d’AfriAlliance s’est tenue du 22 au 24 mars 2017 à Ekurhuleni (près de Johannesburg), en Afrique du Sud, et a inauguré AfriAlliance, l'alliance pour l’innovation en Afrique. La Conférence d’AfriAlliance a été accueillie par le Congrès 2017 d’ICLEI sur les Solutions Locales pour le Climat en Afrique (LoCS4Africa) (pour plus d'informations sur la conférence, visitez le site web de la conférence: http://locs4africa.iclei.org/). Le Congrès LoCS4Africa 2017 a rassemblé environ 400 participants de 40 pays, dont 40 maires et 150 représentants de villes. Ceux-ci ont commencé la Journée Mondiale de l'Eau avec l'approbation de la Déclaration sur l'Eau et l'Assainissement pour les Villes.

Lancement inaugural de la Conférance d'AfriAlliance (22 mars, 14:30 - 15:30) 

AfriAlliance a été lancée mercredi 22 mars sur le continent africain! Cette alliance Afrique-UE sur l’Innovation vise à satisfaire les besoins liés au changement climatique et à l'eau par des solutions innovantes potentielles. La session a été ouverte et présidée par la Directrice du projet AfriAlliance, Dr. Uta Wehn. Elle a comporté des interventions remarquables de trois conférenciers clé. Mme Carmen Mena Abela (responsable du secteur de l'éco-innovation H2020, de la Commission Européenne) a présenté les instruments de l'Union Européenne pour la recherche et l'innovation dans les domaines de l'eau et du climat et a exprimé son soutien au projet AfriAlliance. Mme Barbara Schreiner (Directrice exécutive, Institut Pegasys) a rappelé au public que relever les défis liés à l'eau et au climat implique aussi d'aborder le développement et la réduction de la pauvreté et que la mobilisation des capacités existantes est cruciale. Dr. Mandlenkosi Msibi (Groupe exécutif sur l'innovation et les impacts, Commission de la Recherche sur l'Eau) a exprimé le besoin de renforcer l'innovation par des réseaux et des partenariats public-privé et l’échange de connaissances pour relever ces défis.

A la fin de la session inaugurale, les partenaires du consortium AfriAlliance (UNESCO-IHE, WE & B, OIEau, WaterNet, ITC UT, RIOB, ICLEI, AfWa, Akvo, CSIR, BothEnds, 2iE, WASCAL, WRC) sont montés sur le podium pour se présenter et exprimer leur signification du projet AfriAlliance.

Les représentants des organismes partenaires d'AfriAlliance sur scène, tenant dans leur main le mot qui décrit ce que signifie AfriAlliance à leurs yeux.

Mme Carmen Mena Abela (Chef du Secteur Eco-Innovation H2020, Commission Européenne) a exprimé son soutien au projet AfriAlliance.

Présentation des initiatives africaines (22 mars, 16:00 - 17:30) 

Le premier jour de la conférence de lancement d’AfriAlliance s’est terminé par une session très interactive présentant les différentes initiatives africaines sur les thèmes de l'eau et du climat. En début de séance, huit intervenants ont été invités à « présenter » leur initiative en une minute seulement pour attirer l'attention du public et inviter celui-ci à participer aux présentations plus détaillées et aux discussions. Ensuite, le public a eu l'opportunité de se joindre à trois séries de présentations dans cette session de style carrousel.
Les initiatives suivantes ont été présentées :

  • Projet d’un Groupe d'Approbation des Technologies (TAG) : Au cours des dix dernières années, les services d’Isle ont travaillé sur des plates-formes d'innovation avec les services d’eau pour développer conjointement des technologies innovantes. A présent, ils commencent le même travail en Afrique.
  • WACDEP: GWP et AMCOW ont uni leurs forces pour mettre en œuvre un programme sur l'eau et le climat impliquant un certain nombre de pays (23) et de bassins fluviaux (8) en Afrique.
  • SAFEWATER Africa : financé par le programme européen H2020, un système décentralisé pour les zones rurales est développé par des partenaires africains, intégrant le renforcement des capacités et la participation des communautés locales.
  • WADER : En mettant l'accent sur la nécessité de trouver des solutions innovantes pour faire face aux défis du secteur de l'eau, le projet montre un certain nombre de technologies en cours d'élaboration pour l'Afrique.
  • VICINAQUA : Ce projet se concentre sur le traitement des eaux usées, ainsi que sur l'énergie, y compris sur les aspects sociaux et l'égalité des sexes.
  • WATERSPOUTT : Le projet développe une nouvelle génération de technologies de l'eau, comme l’alimentation en eau saine des ménages par désinfection solaire.
  • MADFORWATER : Alors que la contamination des eaux reste un défi, tout comme la sécurité de l'eau et la gestion intégrée des ressources en eau, il existe également d'énormes volumes de ressources qui ne sont pas pris en compte, telles que les ressources en eau traitées et l'eau recupérée. Onze technologies sont testées sous différents aspects et dans quatre pilotes dans différentes régions d'Afrique.
  • WATERFUND : La manière de gérer l'approvisionnement en eau des zones urbaines déterminera le développement et les solutions novatrices à long terme

Pour conclure la session, les présentateurs ont été invités à partager les idées les plus importantes découlant de leurs interactions avec le public, à savoir i) que le renforcement des capacités est une composante essentielle de tous les projets et ii) que la technologie seule ne permettra pas de faire face aux défis liés à l’eau et au climat. Les projets réussis devront donc trouver des moyens d'aborder les dimensions sociales de la mise en œuvre des solutions technologiques.

Les porteurs de projets ont présenté brièvement leurs actions et inviter les participants à se joindre à leur table ronde pour des échanges approfondis.

Les participants passaient d'une table ronde à l'autre, et ont pris connaissance d'un large éventail de projets.

Les participants se sont réunis pour une photo de groupe à la fin de la session.

Des solutions intelligentes pour l'eau et le climat (23 mars, 09:00 - 10:30) 

La surveillance de l'eau est cruciale pour assurer sa disponibilité et améliorer sa qualité. Cette session s'est concentrée sur la gestion intelligente de l'eau en Afrique. Elle a abordé la surveillance et la cartographie de l'eau et du climat à l'aide d'appareils mobiles, d'outils, de capteurs et de satellites. Akvo a présenté plusieurs de ses outils pour le suivi qualitatif et quantitatif des données sur l'eau (y compris l'utilisation de téléphones intelligents – les smartphones) et la façon dont ils sont actuellement utilisés pour surveiller la sécheresse en Éthiopie. Akvo a également fait une démonstration en direct de son dernier outil de surveillance de la qualité de l'eau appelé « Akvo Caddisfly ».

La « Gestion de l’Eau par Mobile » a introduit les retours d’expérience de l'utilisation du smartphone pour le suivi dans deux projets pilotes : un bassin hydrographique aux Pays-Bas et le « VIA Water » au Mozambique.

La session a démontré le potentiel des smartphones pour améliorer le suivi géo-spatial des ressources en eau de manière rentable. Les discussions ont également souligné la nécessité d'aborder le contexte et les incitations pour adopter ces technologies.

Démonstration d'Akvo sur l'utilisation de téléphones portables pour la surveillance intelligente des ressources en eau. 

Un test de "terrain" des outils de surveillance intelligente Akvo.

Suivi et prévisions des efforts et des interventions pratiques avec le service du catalogue des géo-données (23 mars, 11:00 - 12:30) 

Cet atelier d’AfriAlliance, animé par ITC UT et l’UNESCO-IHE, a présenté aux participants des méthodes de suivi et de prévision des efforts réalisés pour faire face aux enjeux liés à l'eau et au climat. Ces méthodes visent à donner une information rapide et actualisée sur l'état des ressources en eau dans une région donnée, choisie par l'utilisateur.

Elles s'appuient sur une approche à triple capteur développée par AfriAlliance, selon laquelle les données sur l'eau et le climat provenant de trois sources indépendantes sont rassemblées géo-spatialement : les données spatiales (satellites), les réseaux de stations d'observation hydro-météorologique in situ et les informations locales remontées du terrain (y compris les observatoires des citoyens).

L'événement a comporté des exercices pratiques et interactifs : les participants, grâce à leurs ordinateurs portables et au soutien et à l'orientation donnée par ITC UT et l’UNESCO-IHE, ont appris à utiliser le portail Géo-données et à télécharger les liens et des métadonnées de leurs propres informations sur l’eau et le climat vers ce service web.

Les participants ont appris à utiliser le portail Geodata.

Aide à la détermination des futures activités d'AfriAlliance (23 mars, 13:30 - 14:30) 

Le projet AfriAlliance entreprend diverses activités avec comme objectif général de mieux préparer les acteurs africains aux défis futurs du changement climatique : améliorer l’échange des connaissances sur l'eau et le climat entre les réseaux africains et européens, identifier les besoins et les solutions innovantes et démontrer et piloter des solutions à petite échelle; y compris des solutions de suivi et de prévision. Pendant cette session interactive, la Directrice du projet AfriAlliance, Dr Uta Wehn, a invité les participants à soumettre leurs commentaires et retours d’expérience afin de déterminer comment AfriAlliance mettra en œuvre ces activités au cours des 4 prochaines années. Comment adapter ces activités aux contextes et aux exigences locales ? Quelles devraient être les priorités ? Comment pouvons-nous motiver les acteurs africains et européens ?

Une fois les points de vue de l'auditoire recueillis via un enquête en ligne, les résultats obtenus ont été débattus par un panel d'organismes partenaires : la Commission de la Recherche sur l'Eau, ICLEI Afrique, Akvo, CSIR et Waternet. Il y a eu consensus sur le fait que les activités d'AfriAlliance devraient essentiellement porter sur l'identification des besoins en innovation ainsi que sur les solutions innovantes, comme l'a résumé Mme Kobie Brand (ICLEI-Afrique): « Pour nous, le plus utile est d’identifier des solutions concrètes ».

Les participants ont été initié à Kahoot !, une plate-forme d'apprentissage en ligne basée sur le jeu. Ce jeu a permis de recueillir l'avis du public sur les priorités d'AfriAlliance.

Mme Kobie Brand (ICLEI-Afrique): « Pour nous, le plus utile est d’identifier des solutions concrètes ».

Préparation au changement climatique : nouveaux flux de données, éducation et interaction multi-partites (23 mars, 14:30 - 16:00) 

Cette session a comporté la présentation d’une série d'initiatives pour mieux se préparer au changement climatique avec des exemples de Zambie, du Kenya, du Ghana et du Burkina Faso.

Aqualinks a présenté le projet TAHMO (Observatoire hydrométéorologique transafricain) qui combine la surveillance du climat avec l'éducation climatique par la construction de stations météorologiques dans les écoles africaines. Il a renforcé le réseau des stations de suivi météorologique au sixième du coût moyen dans sept pays africains.

L'UNESCO-IHE a présenté le projet « Ground Truth 2.0 » qui met en place 6 cas de démonstration d'« observatoires citoyens » permettant aux citoyens (et non pas aux scientifiques uniquement) d’échanger des données sur leur environnement et d’avoir un nouveau rôle dans la prise de décision.

L'Institut International pour l'ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2iE) a présenté son étude de l'impact d’un assainissement inadéquat sur l’apparition d’'inondations à Ouagadougou et a préconisé d’inclure des scénarii climatiques futurs dans l'assainissement et la planification des services d'eau.

A la fin de ces présentations, le public a été divisé en groupes de discussion afin de débattre sur la façon d’améliorer ces trois initiatives.

M. Seyram Sossou (2iE) a préconisé l'inclusion de scénarios climatiques futurs dans la planification des services d'eau et d'assainissement. 

Marieke de Groen (Aqualinks) a présenté l'initiative TAHMO (Observatoire hydro-météorologique transafricain), et comment elle combine la surveillance du climat avec l'éducation climatique en construisant des stations météorologiques dans les écoles d'Afrique.

Présentation des Groupes d'Action d'AfriAlliance (23 mars, 16:30 - 18:00) 

La session, présidée par David Smith de WE&B, a commencé par une définition des Groupes d'Action d’AfriAlliance. Ceux-ci sont essentiellement des groupes de travail d’AfriAlliance s’appuyant sur des pratiques communes. Ils reçoivent un soutien d'AfriAlliance, grâce à une première mise de fonds et des opportunités de sensibilisation, afin d’aider à identifier et à résoudre localement les vulnérabilités de l'eau et du climat. Un premier ensemble de 5 groupes d'action a été sélectionné et lancé en septembre 2016, après l'évaluation de plus de 120 candidatures. Deux de ces groupes d'action ont participé à cette session d’AfriAlliance pour présenter leurs activités et leurs progrès respectifs.

L'Institut éthiopien des Ressources en Eau (IWR) a présenté le groupe d'action sur « l’Irrigation efficace et innovante à petite échelle ». Il évalue des techniques d'irrigation existantes à petite échelle (en Éthiopie, au Rwanda et en Tanzanie) : allant de l'identification des besoins des agriculteurs à la sélection de nouvelles techniques d'irrigation appropriées et à des projets pilotes pour tester ces techniques et former les agriculteurs afin qu'ils puissent les maîtriser. Les défis posés par la mise en œuvre ont été mentionnés, y compris les financements limités et les difficultés de réaliser une évaluation distincte dans les trois pays pilotes.

Le projet « Potentiel d’amélioration des captages d’eau en Afrique », dirigé par l'Université de Wageningen, a également été présenté. Il vise à produire une carte en haute résolution du potentiel de captage d'eau en Afrique.

L'Université de Mekelle (Ethiopie) coordonne le Groupe d'Action sur les « Aquifères alluviaux africains pour l'agriculture en zones arides », qui échangera les expériences réalisées dans trois régions africaines (Afrique de l'Ouest, Afrique de l'Est, Afrique Australe) sur l'utilisation des aquifères alluviaux peu profonds pour l'agriculture et sur l'amélioration des pratiques.

Le groupe d'action "SIRAF" (Sustainable Intensification for Resilience and Food Security) s’occupe  de l’intensification durable de l’agriculture pour la résilience et la sécurité alimentaire. L'Institut international pour l'Environnement et le Développement (IIED), le partenaire principal, vise à évaluer et à améliorer le niveau actuel d'Intensification Durable de l'Agriculture (IDA), grâce à des études et des projets pilotes. Des indicateurs sont en cours d'élaboration pour réaliser l'évaluation.

L'Université de Rhodes (Afrique du Sud) a présenté le Groupe d'Action qu'elle dirige : la « Gestion intégrée des ressources en eau et l’éthique ». Ce groupe d'action veut atteindre un compromis nécessaire entre les différentes valeurs éthiques qui dominent la mise en œuvre de la GIRE dans un contexte donné. Il adopte une Perspective Systémique-Relationnelle (PSR), qui intègre des composantes humaines et écologiques dans la planification de la GIRE. Il utilise le PSR pour analyser, de manière critique, les études de cas de la GIRE, améliore les connaissances et élabore une stratégie pour la mise en place d'une GIRE intégrée sur le plan éthique et partage son expérience avec les acteurs et les décideurs politiques.

Le Dr. Oghenekaro Nelson Odume (Université de Rhodes) a présenté son Groupe d'Action «Gestion intégrée des ressources en eau et éthique».

Le Dr Nosiphiwe Ngqwala (Université de Rhodes) a fourni des informations sur les 5 études de cas du projet "GIRE et éthique": Afrique du Sud, Espagne, Maroc, États-Unis, Bangladesh et Inde.

Définition de thèmes pour les nouveaux Groupes d'Action d'AfriAlliance (24 mars, 09:00 - 10:30) 

Cet atelier a été organisé par WE&B afin de définir les thèmes de la prochaine série de Groupes d'Action d’AfriAlliance, qui seront publiés au printemps 2018.

WE&B a présenté les groupes d'action et l'état actuel de leurs activités. Le public a été divisé en groupes avec pour objectif d’établir une liste de thèmes prioritaires, que le prochain appel à candidatures de Groupes d’Action devrait cibler. Chaque groupe a pu discuter de 4 grands thèmes et définir leurs priorités respectives. Par exemple, pour le thème « agricole et rural », il a été souligné qu'il faut développer des informations pertinentes sur l'irrigation et la planification pour les agriculteurs (par exemple, les réseaux de veille météorologique, les systèmes d'information sur l'eau, les projections de futurs scénarii sur le changement climatique, la démographie, la disponibilité de l'eau), sur la communication avec les agriculteurs pour l'adaptation conjointe des technologies innovantes à leur contexte spécifique et la formation des agriculteurs pour la mise en œuvre des meilleures pratiques (sélection des cultures, conservation des sols, exploitation des eaux souterraines). Ces apports précieux sont essentiels pour que les thèmes du prochain appel à candidature de Groupes d’Actions soient bien le résultat d'une démarche ascendante, en provenance des acteurs locaux.

Tables rondes visant à lister les problèmes prioritaires que les prochains Groupes d'Action AfriAlliance devraient aborder.

Un WaSH durable à l'ère du changement climatique (24 mars, 09:00 - 10:30) 

Comment le changement climatique affecte-t-il les services d'eau, d'assainissement et d'hygiène ? Cette session a donné une réponse complète à cette question et a présenté des solutions innovantes pour adapter ces services au changement climatique.

L'AfWA a ouvert la session avec un aperçu des conséquences du changement climatique sur le secteur de l'eau en Afrique. Il a répertorié les canaux de financement existants pour l'atténuation des impacts et l’adaptation aux changements climatiques, mais a également noté les possibilités limitées pour les pays africains d’accéder aux fonds dédiés au changement climatique.

Ps-Eau a présenté des études de cas d’Afrique de l'Ouest sur les impacts du changement climatique sur les infrastructures de WaSH, sur les services d'approvisionnement en eau et d'assainissement, ainsi que les recommandations issues de ces études de cas.

L'Université de Cagliari (Sardaigne) a rendu compte de la méthodologie d'un projet axé sur le développement de technologies de défluorisation pour la gestion de la qualité de l'eau dans un contexte de changement climatique le long de la Vallée du Rift en l'Afrique de l'Est : le projet « FLOWERED », financé par la Commission Européenne dans le cadre de l'Initiative H2020.

M. Christophe Le Jallé (Ps-Eau) a présenté les effets du changement climatique sur les services eau, assainissement et hygiène (WASH).

Combler le fossé entre développement et innovation (24 mars, 11:00 - 12:30) 

L'atelier s'est penché sur le « gouffre de l'innovation » en relation avec les innovations dans le domaine de l'eau dans un cadre interactif, qui a impliqué les intervenants et les participants dans des échanges de questions et de réponses. Il a suscité des débats animés autour de questions clés, telles que : comment favoriser le transfert de technologie et les technologies « douces » ? Comment renforcer le soutien à la recherche appliquée, à la démonstration de technologies et à l’évolution du marché ? Et quels sont les partenariats et les opportunités offertes aux petites et moyennes entreprises ?

L'atelier a été organisé par la « Water Research Commission (WRC) » et a inclus des contributions de la « Namibia Water Corporation Ltd » (NamWater), du Centre Africain pour l'Economie Verte, de l'Agence de l'Innovation Technologique (Zimbabwe).

Le panel a conclu qu'il était nécessaire de fournir des possibilités de financement pour aider les petites, moyennes et microentreprises (SMME).

Les réactions du public ont enrichi les conclusions du panel.

Rivières urbaines: lien vers les opportunités manquées (24 mars, 11:00 - 12:30) 

Cette session interactive a été organisée par Aqualinks et « Fourth Element Consulting » dans le but d'explorer les différents défis rencontrés par les rivières urbaines en Afrique du Sud.

Le discours du Dr. Stuart Dunsmore a porté sur les solutions à trouver aux demandes en eau urbaine en pleine croissance en Afrique. Les eaux pluviales et les aspects auxquels sont confrontés les planificateurs des établissements humains africains modernes englobent l'expansion rapide des zones résidentielles informelles, l'établissement de zones commerciales non planifiées et la pression sur les services d'eau, de déchets solides et de drainage. Si ces problèmes ne sont pas abordés, cela peut engendrer des facteurs socio-économiques susceptibles d'affecter les zones urbaines et les communautés en général. Le Dr. Ir. Marieke de Groen a parlé de la liste de contrôle simplifiée concernant les impacts des interventions sur les aspects physiques. La liste de contrôle comprend 5 sujets à retenir : l’impact sur le système, les détritus / débris, la qualité de l'eau, les étiages et inondations.

Des questions ont été posées sur les rivières urbaines et les réponses ont été les suivantes : la pollution, les financements, le cadre institutionnel, la sécurité, les zones d’expansion des crues, les empiètements, etc. La première question a été : quel est le plus grand défi pour que nos rivières urbaines fonctionnent normalement ? Les participants ont souligné que la pollution est le plus grand défi, car un environnement pollué signifie une myriade de maladies et cela rend difficile la réalisation de l’Objectif du Développement Durable (ODD) N°1. Le plus facile à résoudre a été le cadre institutionnel, car les institutions peuvent travailler ensemble avec une démarche partagée pour atteindre leur objectif. Une question brûlante concerne les fonds (financements), en ce sens que les gens ne devraient pas toujours dépendre du financement, car de petits montants disponibles peuvent avoir un impact important.

Nouvelles des partenaires

Apprenez à connaître les partenaires d'AfriAlliance. Cette edition: ICLEI

ICLEI, qu’est-ce que c’est ?

ICLEI- Association des autorités locales pour le développement durable - est le réseau de villes le plus ancien et le plus important au monde, avec plus de 1.500 villes et régions engagées dans la construction d'un avenir urbain durable. Elle travaille avec un large éventail de villes et de gouvernements infranationaux de plus de 85 pays, touchant plus de 25% de la population urbaine mondiale.
 
L'ICLEI envisage un monde de villes durables, qui font face aux réalités de l'urbanisation, s'adaptent aux tendances économiques et démographiques et se préparent à affronter les effets du changement climatique et d'autres défis urbains. C'est pourquoi l'ICLEI réunit les gouvernements locaux et infranationaux pour initier des changements positifs grâce à l'apprentissage collectif, l'échange et le renforcement des capacités.
 
ICLEI Afrique est au service de ses membres africains et est basée dans la Ville du Cap, en Afrique du Sud, où elle travaille avec des villes et des régions de 23 pays d'Afrique subsaharienne. L’accent est mis sur l'urbanisme, les infrastructures, l'eau et l'assainissement, les changements climatiques et l'énergie, et sur des solutions basées sur la nature.

ICLEI, organisateur de « LoCS4Africa 2017 » et hôte d'AfriAlliance

Pendant la Journée Mondiale de l'Eau 2017, ICLEI Afrique, en partenariat avec la Ville d'Ekurhuleni, a accueilli le Congrès sur l'Eau et le Climat – des Solutions Climatiques Locales pour l’Afrique (LoCS4Africa). Cet événement de trois jours a constitué le 4ème Congrès LoCS pan-africain d'ICLEI et a réuni 400 délégués inscrits, 40 maires et chefs de gouvernement, 150 représentants de villes, des experts et des délégations de plus de 53 pays, afin de rechercher des solutions locales pour les villes africaines sous le thème « L'eau pour les Villes ».
 
Le continent africain est confronté à de nombreux défis en matière de durabilité, mais le plus critique est la menace sur les ressources en eau du continent, exacerbée par les changements climatiques, la croissance démographique, le vieillissement et l'insuffisance des infrastructures, le manque de cadres adéquats pour l’urbanisme et les trajectoires incertaines du développement économique. Le Congrès « LoCS4Africa 2017 », qui a été une plate-forme axée sur les solutions, a souligné la diversité des villes africaines et a réuni celles-ci et leurs partenaires avec pour mission commune de prendre des mesures collectives pour relever les défis urbains les plus urgents, allant des inondations et des sécheresses, des infrastructures, de l'assainissement jusqu’aux défis sanitaires et à la qualité de vie qui en découlent.
 
Le Congrès « LoCS4Africa 2017 » a également accueilli la Conférence inaugurale de lancement du projet AfriAlliance : « L'Alliance Afrique-Union Européenne d’innovation pour l'eau et le climat ». AfriAlliance est un projet ambitieux de 5 ans, financé par le Programme de Recherche et d'Innovation Horizon 2020 de l'Union Européenne, afin de mieux préparer l'Afrique pour relever les défis liés au changement climatique. Le lancement d'AfriAlliance a aussi servi de réunion inaugurale de l’Alliance pour l’Innovation sur le continent africain. En outre, il a offert l'occasion de présenter les Groupes d'Action d’AfriAlliance et leurs domaines d'intervention, de mettre en valeur les initiatives africaines de recherche, d'innovation, de politique et de renforcement des capacités, qui cherchent des partenaires européens et vice versa, et d'obtenir des suggestions et des recommandations pour valoriser les activités d'AfriAlliance.
 
Pour plus d'informations sur le Congrès des Solutions Climatiques Locales pour l’Afrique (LoCS4Africa).), ou sur ICLEI - autorités locales pour le développement durable -Afrique, contactez Tarryn Quayle, tarryn.quayle@iclei.ou, (+27) 021 202 0385.

Les maires présents à "LoCS4Africa".

Les partenaires d'AfriAlliance

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